Le diabète, qu’il soit acquis ou congénital, de type I ou II, est une maladie redoutable, insidieuse, qui touche de plus en plus de patients (10% de la population mondiale !).
Si on connait les répercussions parfois dramatiques du diabète au niveau de la santé générale (complications cardiovasculaires, rénales, perte de la vue, amputation de membres, diminution de la cicatrisation,…), le grand public en connait moins les dégâts buccaux.

DIABÈTE ET GENCIVES :
Le diabète diminue les défenses immunitaires et retarde la cicatrisation. Il dérègle le mécanisme de l’inflammation, dérègle celui de la réparation osseuse et gingivale. Autre répercussion particulièrement perverse : à cause de la modification du seuil de la douleur, les affections dentaires restent plus longtemps silencieuses, le patient ne consulte pas et son état empire à son insu.
Ainsi toute attaque microbienne de la gencive et des mâchoires aura des conséquences parfois catastrophiques sur les dents, qui, à terme, pourront tomber spontanément (par déchaussement).


GENCIVES ET DIABÈTE :
Si le diabète augmente la gravité des maladies parodontales, à l’inverse, les maladies parodontales augmentent également les complications du diabète. On connait encore mal les mécanismes mais les statistiques le prouvent. On sait que certaines bactéries de la maladie parodontale dérèglent le contrôle de la glycémie par l’organisme, conduisant ainsi au diabète.

D’autre part, un état inflammatoire chronique des gencives favorise aussi le développement du diabète.
Les bactéries qui circulent alors dans le sang vont également menacer les articulations et, plus grave, le cœur.
DIABÈTE ET CHIRURGIE, DIABÈTE ET IMPLANTS
Les diabétiques cicatrisent mal. Avant tout acte chirurgical et/ou implantaire, il est important de faire un bilan médical du diabète, avec notamment une mesure du taux d’HbA1 (qui doit être < 7 %).

QUE FAIRE ?
Contrôler régulièrement la santé des gencives et des mâchoires, donc consulter régulièrement, au moins une fois par an.
Si on est déjà diabétique :
Redoubler de vigilance : faire au moins un, et même plutôt 2 contrôles par an. Éviter d’attraper toute carie ou maladie parodontale. Intercepter et soigner à temps avant que cela n’entraine des répercussions plus fâcheuses.
Si on a déjà une maladie parodontale (maladie des gencives) :
Rester motivé et suivre les préconisations données lors du traitement parodontal. Revenir faire ses contrôles de maintenance annuels ou bi-annuels.
La bonne nouvelle :
C’est qu’un traitement parodontal efficace et suivi apportera aussi une amélioration du diabète et réciproquement.

CONCLUSION

Si vous êtes diabétique, vous devez être conscient que l’évolution de votre patrimoine dentaire dépendra d’une bonne prévention. Pensez à nous informer (par le biais du questionnaire médical par exemple) de votre état de santé et de son évolution, afin que nous puissions adapter vos soins et le rythme des contrôles.