Cabinet dentaire du Docteur Christophe SCHOHN


Chirurgien-Dentiste à MOLSHEIM

1 B allée Jean Pierre Carl - 67120 MOLSHEIM

Tél. : 03 88 48 80 01

Comment réussir son traitement de gencive ?

ou Facteurs de réussite d’un traitement parodontal

Le traitement de gencive, ou traitement parodontal, vise à sauver les dents naturelles de leur perte.

Ce traitement ne prétend pas sauver les cas désespérés, ni garantir le long terme, mais cherche à stabiliser une situation qui va en se détériorant lentement. L’objectif final est de gagner le plus de temps possible sur l’inéluctable (la perte des dents), pour conserver les dents naturelles le plus longtemps possible.

Les facteurs de réussite

Coopération du patient :

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La coopération « active » du patient est l’élément clef de la réussite du traitement parodontal. Quelque soit le traitement effectué, un patient n’améliorant pas son hygiène buccale aura peu de chance de réussite.

Cela nécessite une prise de conscience (de ses mauvaises habitudes, que l’on croyait pourtant correctes jusque-là), une écoute et une acceptation (des conseils du chirurgien-dentiste, qui expliquera les bons gestes avec les bons outils) et un passage actif à l’acte (allez, on s’y met, on fait comme le dentiste a dit, et on garde courage, pour que ça devienne LA nouvelle habitude).

Et là, le traitement devient efficace, et surtout efficace à long terme.

 

Le stress :

C’est bien connu, le stress diminue la capacité du corps à se défendre.

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Or la maladie des gencives est une maladie bactérienne, donc la défense immunitaire est un atout majeur. Et le stress agit sur : la baisse de la défense immunitaire et une consommation accrue de tabac chez le fumeur (la cigarette comme antistress), avec en parallèle une diminution du brossage (à quoi bon…).

 

La nutrition :

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Il faut garder une alimentation modérée en sucres, surtout en sucres rapides que l’on laisse « trainer en bouche » jusqu’au brossage du soir. Sodas, coca, bonbons, barres photo4.jpgchocolatées, …et autres bonnes choses qui restent bien collées aux dents jusqu’au soir, fournissant ainsi le précieux carburant aux bactéries.
Au minimum, se rincer la bouche pour diluer le sucre.

Par ailleurs, un apport en vitamines D et C est un autre atout à considérer.

 

L’argent :

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Eh oui, les traitements de gencive ne sont pas remboursés et il faut considérer cette dépense comme un investissement santé.

 

Le tabac :

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Encore lui, toujours lui, le tabac est le facteur de risque majeur pour la gencive.

Le tabac entraine une diminution de l’apport de sang (la gencive ne saigne pas, chouette, c’est qu’elle n’est pas malade, on ne consulte donc pas) ; pas de sang, pas de défense immunitaire (les globules blancs de défense sont dans le sang) ; une diminution de la cicatrisation.

Résultat, le fumeur ne consulte que très (trop) tardivement, avec déjà un maximum de dégâts, une perte osseuse importante et un pronostic de guérison bien amoindri.

La bonne nouvelle c’est qu’en arrêtant de fumer, on retrouve les mêmes chances de guérison que chez un non-fumeur.

Quant à la cigarette électronique, … on ne sait pas pour le moment.

 

Le mauvais équilibre dentaire :

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Moins il y a de dents, plus la pression exercée sur les dents restantes est forte. À un moment donné, celle-ci deviendra trop forte et les malheureuses dents restantes vont soit commencer à bouger, soit se fracturer.

Un cas classique est celui des dents de devant qui partent en éventail. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a plus ou pas assez de dents du fond, et que les dents de devant se font écraser sous la pression de la mastication ; elles finissent par plier vers l’avant, s’écarter en éventail.

Pour garder ses dents, il faut équilibrer les forces et répartir la pression, donc remettre les dents manquantes.

 

Position des dents :

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Un autre facteur d’équilibre est la bonne position des dents. Des dents obliques, penchées ou tournées ne sont pas le meilleur des atouts pour équilibrer une bouche. Or, bonne nouvelle, on peut les redresser, même chez l’adulte : c’est le traitement orthodontique.

 

Autres facteurs :

Au rang des facteurs non négligeables, mais contre lesquels on ne peut pas toujours grand-chose, on a :

  • le facteur génétique (on hérite ou non de bonnes gencives, de bonnes dents),
  • la défense immunitaire (elle est plus ou moins efficace chez chacun),
  • l’âge (comme toujours),
  • les variations hormonales, qui peuvent moduler la capacité du corps à se défendre.
  • Les problèmes de santé générale (le diabète, par exemple est terrible pour les gencives)
  • - Certains médicaments (antidépresseurs qui diminuent la quantité de salive, antiépileptiques qui gonflent les gencives, etc…).

En résumé :

Le traitement parodontal, ou traitement de gencive, vise à prolonger la durée de vie des dents naturelles en bouche.

Il ne peut réussir par le seul geste du chirurgien-dentiste. Le patient joue un rôle fondamental dans cette réussite. Il doit être volontaire et actif dans le traitement : prise de conscience, compréhension de la maladie et de son traitement, application des recommandations.

La réussite passe aussi par une décision vis-à-vis du tabac, du stress, de l’alimentation et des traitements dentaires de rééquilibration buccale.

La récompense de ces efforts est une conservation de ses dents naturelles, une nouvelle confiance dans sa mastication, donc une meilleure qualité de vie, de sourire, de sécurité et de santé.

Le bien-être dans sa bouche retentit forcément sur le bien-être général.

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Article rédigé par le praticien le 21/11/2014

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